LA COPROPHAGIE
DEFINITION ET GENERALITES
Au sens étymologique du terme, la
coprogphagie se définit comme l’ingestion (-phagie) d’excréments (copro-). Ce
comportement s’avère normal et même vital pour certaines espèces comme les
rongeurs et les lapins chez qui certains nutriments essentiels (vitamines du
groupe B notamment) sont produites par les synthèses bactériennes de la flore
du côlon. Les capacités d’absorption et d’assimilation de ces nutriments étant
très limitées au niveau des portions postérieures du tube digestif, ces
animaux doivent nécessairement ingérer leurs propres déjections (ou celles des
congénères) sous peine de carence alimentaire grave.
La coprophagie s’observe
également chez d’autres animaux comme le porcelet, le poulain, les chiens et
les singes mais de façon beaucoup moins systématique (6).
Hormis le léchage normal des
selles des jeunes chiots par leur mère qui permet un toilettage et une
stimulation périnéale du réflexe de défécation, la coprophagie régulière est
considérée comme un trouble du comportement alimentaire chez les carnivores
domestiques. Ce vice admet souvent des causes favorisantes qu’il convient
d’explorer avant toute tentative de traitement diététique, médical ou
comportemental.
En règle générale, un excrément
dans lequel persistent des nutriments peu ou pas digérés (matières grasses,
fibres musculaires, amidon) reste « appétissant » aussi bien pour l’excréteur
que pour ses congénères. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas toujours
rechercher la cause d’une coprophagie chez le mangeur mais parfois chez son
colocataire… La persistance d’éléments non digérés dans les selles peut être
liée aux origines suivantes :
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Parasitoses digestives :
De nombreux parasites digestifs du chien (helminthes ou
protozoaires) peuvent être à l’origine d’un phénomène de
malabsorption-maldigestion chez le chien en perturbant l’assimilation
glucidique, protéique ou lipidique de la ration : ascarides, ankylostomes,
trichures et Giardia sont les principaux parasites digestifs fréquemment
retrouvés lors de coproscopies parasitaires collectives effectuées dans les
chenils confrontés à la coprophagie. La coproscopie parasitaire est donc
l’examen à effectuer en priorité lors de coprophagie. Le mélange
d’échantillons de selles provenant de plusieurs chiens permet d’augmenter les
« chances » d’identifier le ou les parasites en cause. Notre bilan effectué
sur l’année 1999 montre que 90 % des chenils confrontés à de la coprophagie
ont présenté une coproscopie parasitaire collective positive à au moins un
parasite digestif. Signalons également que ce trouble du comportement
alimentaire participe à l’accomplissement des cycles parasitaires en chenil et
donc à la contagion et à l’auto-entretien du cercle vicieux « maldigestion –
coprophagie ».
-
Troubles du comportement
Le fait de nourrir plusieurs
chiens en même temps (chiens de meute par exemple) provoque une « concurrence
alimentaire » (peur de manquer) qui peut entraîner non seulement une
accélération de la vitesse d’ingestion des repas mais également une
surconsommation. Cette dernière peut être seule à l’origine d’une accélération
du transit digestif conduisant à une mauvaise assimilation des nutriments. Par
voie de conséquence, certains éléments non digérés peuvent se retrouver
intacts dans les selles qui présentent alors une appétibilité résiduelle.
Certains chiens particulièrement
anxieux ou insuffisamment stimulés par leur environnement peuvent présenter,
par exemple au cours d’un séjour en pension, un épisode transitoire de
coprophagie.
Le stress, qu’il soit lié aux
conditions d’élevage ou à un événement extérieur (orage, circulation nocturne
de renards errants etc.) peut également initier ce trouble de comportement
qui, par imitation, se propage rapidement à tous les pensionnaires.
Les chiens dominés sont enclins à
se rouler dans les excréments de chiens dominant à l’occasion, par exemple,
d’une promenade en forêt, ceci afin de s’imprégner des messages chimiques
(« phéromones ») qu’ils véhiculent. Ces mêmes individus sont également
prédisposés à la coprophagie.
Enfin, les réprimandes infligées
par un propriétaire ou un éleveur à un chien à la suite d’un épisode de
malpropreté, risquent d’inciter l’animal à faire disparaître ses méfaits par
un comportement coprophage.
Certaines races rustiques comme
les Beaucerons, les chiens de chasse ou les chiens Nordiques sont plus
fréquemment atteints de déficits en amylases (enzymes digérant l’amidon) et
donc plus volontiers coprophages que d’autres. Le chiens de ces races, lorsque
toutes les autres causes de coprophagie auront été exclues, pourront
bénéficier d’une ration restreinte en amidon ou ayant subi des traitements
thermiques (cuisson) et/ou mécaniques (écrasement) améliorant sa
digestibilité. Si les chiens de grandes races semblent prédisposés aux
troubles de la digestion ou de l’assimilation (la longueur de leur tube
digestif étant proportionnellement plus réduite que chez les chiens de petit
format), les petites races de type Shih-Tzu, Lhassa-Apso, Cavalier King
Charles, Pékinois, Caniche, Cocker présentent paradoxalement plus souvent de
la coprophagie en collectivité.
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Déficits enzymatiques
De nombreux déficits
enzymatiques, qu’ils soient d’origine pancréatique, hépatique, biliaire ou
encore intestinale, favorisent l’excrétion d’éléments non digérés dans les
selles, les fermentations et putréfactions au niveau du côlon (à l’origine de
borborygmes et de flatulences) et les proliférations bactériennes.
Parmi ces déficits,
l’insuffisance pancréatique exocrine congénitale (fréquente chez certains
chiens de grandes races prédisposées comme les Bergers Allemands) ou acquise
(à la suite d’une pancréatite aiguë par exemple) est certainement l’affection
la plus répandue dans l’espèce canine.
L’insuffisance pancréatique
exocrine se traduit au plan clinique par une polyphagie (augmentation de
l’appétit), un amaigrissement et l’émission fréquente de selles bouseuses,
d’aspect gras, mastic et décoloré. Ces symptômes s’observent également lors
d’infestation du duodénum par des parasites unicellulaires nommés Giardia qui
perturbent l’activité des enzymes pancréatiques qui se déversent dans le
duodénum.
D’après une étude datant de 1995
(2), environ 20 % des insuffisants pancréatiques présenteraient des symptômes
de coprophagie et, parmi les chiens souffrant de cette affection, environ 60 %
cesseraient d’ingérer leurs propres excréments après traitement aux enzymes
pancréatiques. Toutefois, ces résultats ne peuvent être obtenus dans les
collectivités canines au sein desquelles le comportement d’imitation
entretient ce vice de comportement, même après traitement de la cause
primaire.
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Gastrite chronique
Le « pica » est un trouble du
comportement alimentaire qui se traduit par une propension à l’ingestion
d’herbe, de terre (tellurophagie), de cailloux ou au léchage des matériaux
environnants (sols, murs, etc.). Ce trouble du comportement est parfois lié à
une carence d’apport ou d’absorption. Les biopsies de muqueuse gastrique
réalisées sur les carnivores (chats ou chiens) souffrant de pica ont montré
que ces animaux souffraient plus fréquemment de « gastrite chronique » que les
individus indemnes. Ainsi, contrairement à une idée répandue, le comportement
de pica ne serait pas majoritairement lié au parasitisme (l’on croit que
l’animal « se purge » en mangeant de l’herbe) ou à une carence alimentaire
mais plus souvent à un phénomène que l’on pourrait qualifier « d’irritation
stomacale » incitant l’animal à ingérer ou à lécher toute sorte de matières a
priori non comestibles et de préférence riches en fibres insolubles (lignine
du bois par exemple) pour se « gratter » l’estomac. La coprophagie pourrait
alors être incluse dans le syndrome « pica » et certains chiens coprophages
classés parmi les patients potentiellement atteints de gastrite chronique.
Ceci est important lorsque l’on sait que la gastrite chronique est une
affection prédisposant au syndrome dilatation-torsion de l’estomac chez les
chiens de grande taille.
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Mauvaise digestibilité de l’aliment
Bien que rare dans nos régions,
l’ingestion d’aliments peu digestibles de piètre qualité (affection appelée « generic
dog food disease » par les anglo-saxons) conduit soit à un déséquilibre de la
flore bactérienne du colon d’origine glucidique (céréales, fibres végétales)
responsable de la production d’acides gras volatils par fermentation dans les
matières fécales, soit à la production de déchets putrides par mauvaise
digestion protéique (cas des aliments contenant du collagène mal cuit des
tendons ou de la kératine de poils, de cuir, de cornes ou de plumes) (5). Bien
que répugnantes pour l’homme, ces matières fécales altérées peuvent présenter
une appétibilité résiduelle pour les chiens et donc inciter à la coprophagie.
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Carences vitaminiques
Expérimentalement, la carence en
vitamine B1 (Thiamine) commence par provoquer chez le jeune chien Beagle une
baisse d’appétence, puis des retards de croissance. Dans une seconde phase, la
carence plus prolongée se traduit par un amaigrissement et de la coprophagie.
Enfin, le dernier stade de carence laisse apparaître des troubles nerveux et
se termine par une mort subite (9). Notons que, dans ce cas, la coprophagie
n’est pas, loin s’en faut, le premier symptôme à apparaître et que la carence
en thiamine est exceptionnelle de nos jours compte tenu de son omniprésence à
concentration variable dans les tissus animaux et végétaux. L’adjonction
systématique de vitamines B aux rations alimentaires de chiens coprophages ne
se justifie donc pas si ces derniers sont par ailleurs en bon état général,
même si cet apport supplémentaire ne présente généralement aucun risque de
toxicité et semble jouer un certain rôle répulsif en modifiant l’odeur des
selles.
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Excrément d’animaux d’espèces différentes
Une étude récente datant de 1998
(1) estime à 45 % la proportion de chiens sains qui consommeraient volontiers,
s’ils en avaient l’occasion, des selles de … chats ! La consommation
occasionnelle de selles de chats ne doit donc pas être considérée comme un
trouble du comportement alimentaire chez le chien. De même, l’ingestion de
bouses de vaches ou de crottin de cheval par des chiens de ferme
s’apparenterait plus à un comportement de pica qu’à une coprophagie vraie.
La coprophagie présente peu de
risques sanitaires chez le chien qui bénéficie d’une acidité gastrique capable
de neutraliser la majorité des bactéries potentiellement pathogènes. C’est
d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les toxi-infections alimentaires
collectives sont exceptionnelles en chenil, contrairement aux risques
rencontrés dans l’espèce humaine en restauration collective.
Le risque majeur à prendre en
compte lors de coprophagie en chenil reste celui de la transmission des
parasites. En effet, la coprophagie, qu’elle soit involontaire (souillure des
gamelles par des contaminations fécales) ou spontanée, facilite notamment la
transmission féco-orale de kystes de Giardia ou de formes de résistance
rapidement infestantes (ookystes de coccidies ou cryptosporidies).
Un auteur (4) signale toutefois
le cas clinique rare d’un Berger Allemand mâle de 4 ans souffrant d’une
occlusion gastrique faisant suite à l’ingestion répétée de bouses de vaches et
de crottins de cheval utilisés comme engrais dans un champ…
Le choix du traitement dépend
naturellement de la cause primaire lorsque celle-ci a pu être identifiée. En
effet, avant de choisir un traitement, il faut tenir compte non seulement des
conditions d’élevage (mode de distribution des repas, composition de la
ration, comportement alimentaire des chiens, nature de l’environnement) mais
aussi des résultats d’une véritable « enquête » visant à identifier l’individu
qui a le premier présenté ce trouble du comportement qui, par la suite, s’est
étendu à l’ensemble de l’élevage. Il devient ainsi possible, par exemple, de
faire la différence entre une enzootie de giardiose (extension progressive des
troubles), une insuffisance pancréatique isolée (tous les chiens consomment
les selles provenant du même individu) ou une diarrhée de surconsommation
(accélération du transit digestif liée à une concurrence alimentaire ou à un
stress collectif).
Toutefois, quelle que soit
l’origine des troubles, certaines mesures peuvent être systématiquement mises
en œuvre en cas de coprophagie en chenil :
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Traitement du parasitisme digestif
Si la coproscopie parasitaire collective fournit des résultats positifs, quels que soient les parasites digestifs identifiés, il importe de considérer l’ensemble de l’élevage comme potentiellement infesté et de traiter simultanément tout l’effectif (parfois pendant 5 jours consécutifs en cas de trichurose) sans négliger l’assainissement de l’environnement et les possibilités de portage d’éléments infestants par le pelage des animaux (cas de la giardiose notamment). Le choix des produits dépend du cycle de développement du parasite en cause et de son mode d’action. Une vermifugation « en aveugle » (sans coproscopie parasitaire préalable) est, pour cette raison, fortement déconseillée en cas de coprophagie en élevage non pas à cause d’une éventuelle toxicité mais surtout à cause des risques d’inefficacité.
Lors de coproscopie parasitaire positive, le seul traitement antiparasitaire suffit parfois à atténuer la coprophagie en moins d’une semaine. Toutefois, il importe de poursuivre le traitement médical par une thérapie comportementale pour « déshabituer » progressivement les animaux qui auraient pris goût à ce vice.
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Traitement des excréments
Le retrait rapide des excréments dès leur émission réclame beaucoup de temps et de disponibilité de la part de l’éleveur au cours de la thérapie de déconditionnement. Il est également possible de provoquer une aversion chez les chiens vicieux afin qu’ils associent l’ingestion d’excréments à une sensation désagréable immédiate (collier actionnable à distance, pistolet à eau, etc). A cet effet, l’éleveur pourra recourir à divers stratagèmes tels que le saupoudrage des excréments à l’aide de poivre ou de répulsifs (moutarde, piment, quinine, For-Bid ®) pour dissuader les chiens de recommencer. Par ailleurs, l’adjonction de levure de bière à la ration alimentaire pourrait, dans certains cas, atténuer les phénomènes de coprophagie, sans doute par modification de l’odeur des selles.
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Modalités d’alimentation
L’analyse micrographique des excréments qui présentent une appétibilité résiduelle pour les congénères est un examen qui apporte de nombreux renseignements sur l’origine de cette appétence (12). En effet, si cette analyse met en évidence dans les selles convoitées une maldigestion protéique (persistance de fibre musculaires non hydrolysées dans les selles par exemple), une malassimilation lipidique (persistance de globules gras) ou encore une maldigestion amylasique (persistance de grains d’amidon), un traitement diététique de l’animal concerné visera à adapter les apports alimentaires à ses capacités digestives et permettra, par voie de conséquence, de tarir la source primaire de la coprophagie.
Si cette analyse révèle des troubles de l’assimilation sur l’ensemble des chiens en l’absence de parasitose concomitante, il est alors conseillé d’opter pour un aliment plus digestible, généralement restreint en matières grasses et en fibres (10). Chez certains chiens Nordiques (Alaskan, Huskies notamment) dont l’équipement amylasique est souvent limité, il semblerait que la réduction de l’apport glucidique (ENA pour Extractif Non Azoté) permette une rapide résolution des symptômes de coprogphagie (10). Toutefois, certains auteurs (8) ont pu autrefois recommander une alimentation riche en fibres insolubles (celluloses) lors de coprophagie mais ceci ne nous semble pas indiqué à moins que la coprophagie ne soit accompagnée de pica (« chiens brouteurs d’herbe »). Quoi qu’il en soit, l’éleveur peut vérifier par lui-même la digestibilité de l’aliment en pesant les entrées (matière sèche ingérée) et les sorties (quantité de selles obtenues). Un aliment « haut de gamme » entraîne en moyenne chez un chien sain 40 à 50 grammes de résidus fécaux pour 100 grammes de matière sèche ingérée (sachant qu’un aliment sec ne contient généralement pas plus de 10 % d’humidité).
Par ailleurs, il est recommandé de limiter la vitesse d’ingestion des repas afin que le chien en tire le meilleur parti. Pour ce faire, l’éleveur pourra dans la mesure du possible distribuer l’aliment à volonté (11) pour limiter la concurrence alimentaire ou fractionner les repas. Il pourra également séparer les chiens au moment des repas, placer un gros galet au milieu des gamelles pour obliger les chiens à saisir chaque croquette du bout de la langue ou encore éparpiller les croquettes dans de grands plats à paella pour les inciter à « picorer » plutôt qu’à « engloutir » leurs repas.
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Traitement des insuffisants pancréatiques
Lors d’insuffisance pancréatique confirmée par dosage enzymatique, le traitement des chiens atteints à l’aide d’aliments diététiques adaptés et, le cas échéant, d’enzymes pancréatiques exogènes suffit généralement pour améliorer rapidement l’état général des malades (reprise de poids, baisse du volume des selles et de la fréquence des défécations, réduction des flatulences et des borborygmes) mais, curieusement, ne semble pas influer sur leur comportement alimentaire (polyphagie, coprophagie, soif), ni même sur la couleur et la consistance des selles (7).
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Modification des conditions environnementales
Lorsque toutes les autres causes de coprophagie ont été exclues, l’hypothèse de coprophagie d’origine psychogène peut être retenue. Dans ce cas, il est conseillé de passer en revue toutes les conditions environnementales susceptibles d’induire stress, ennui ou anxiété chez les pensionnaires. Il sera alors utile de favoriser les distractions (détente, jouets, agility…), d’éviter les punitions inadéquates, de nettoyer les boxes et les courettes en l’absence des animaux en faisant mine d’ignorer ce comportement indésirable, voire, dans les cas extrêmes, de recourir aux anxiolytiques en tant que traitement auxiliaire de la thérapie de déconditionnement.
On le voit, la coprophagie en chenil est loin d’être une fatalité si l’on prend la peine d’en explorer l’origine en menant, avec son vétérinaire, une véritable enquête. De nos jours et avec les examens complémentaires peu coûteux qui sont à sa disposition, l’éleveur ne peut plus se contenter de solutions évasives du genre « c’est d’origine alimentaire » ou « c’est d’origine comportementale » ou encore « c’est normal ».
Ce qui nous permet de conclure par la célèbre boutade « si le mal de tête était une carence en aspirine, la coprophagie serait une carence en m… » !